A l'aube du dernier jour
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A l'aube du dernier jour
Ce texte date de mes vingt ans, quand j'étais encore croyant......
La trompette a sonné dans le dernier matin.
Un murmure a couru sur la terre endormie :
Dans leurs trous les squelettes ont gémi à la fin,
Là-bas, vers l'orient, la nuée assoupie
Se déchire soudain, et dans un grand fracas
Une main sort de terre en soulevant un chêne,
Et un pied se fait jour dans un tas de gravats,
Et la jambe le suit, bousculant la fontaine.
La Mort épouvantée cache entre ses deux bras
Sa hideuse figure que creusent les orbites.
Les scorpions, les crapauds, les serpents, les cobras
S'enfuient de tous côtés, loin des lieux qu'elle habite
............................Et le Fils de l'Homme vient.
La trompette a sonné dans le dernier matin.
Un murmure a couru sur la terre endormie :
Dans leurs trous les squelettes ont gémi à la fin,
Là-bas, vers l'orient, la nuée assoupie
Se déchire soudain, et dans un grand fracas
Une main sort de terre en soulevant un chêne,
Et un pied se fait jour dans un tas de gravats,
Et la jambe le suit, bousculant la fontaine.
La Mort épouvantée cache entre ses deux bras
Sa hideuse figure que creusent les orbites.
Les scorpions, les crapauds, les serpents, les cobras
S'enfuient de tous côtés, loin des lieux qu'elle habite
............................Et le Fils de l'Homme vient.
L'homme est un roseau, mais c'est un roseau dépensant
Par dépit, Pascal ne hante plus les billets de banque
Par dépit, Pascal ne hante plus les billets de banque
Re: A l'aube du dernier jour
N'ayant pas de sentiment religieux, ce poème m'a évidemment modérément touché; en revanche et en vrac, je peux noter :
* Des alexandrins tous parfaits, ce qui fait toujours plaisir (à l'exception du vers 3)
* Un rythme assez fluide mais brisé par quelques hiatus ("Et un pied", "gémi à la fin", etc.)
* Des rimes globalement assez distendues ("chêne / fontaine", "bras / cobras", enfin essentiellement des noms, en fait)
* Les respect de l'alternance du genre des rimes, ce qui fait toujours plaisir aussi
* Un dernier vers dommageable par l'absence de rime. Après, est-ce à dire qu'Il ne rime avec rien d'autre; au fond, pourquoi pas...
* Des alexandrins tous parfaits, ce qui fait toujours plaisir (à l'exception du vers 3)
* Un rythme assez fluide mais brisé par quelques hiatus ("Et un pied", "gémi à la fin", etc.)
* Des rimes globalement assez distendues ("chêne / fontaine", "bras / cobras", enfin essentiellement des noms, en fait)
* Les respect de l'alternance du genre des rimes, ce qui fait toujours plaisir aussi
* Un dernier vers dommageable par l'absence de rime. Après, est-ce à dire qu'Il ne rime avec rien d'autre; au fond, pourquoi pas...
Re: A l'aube du dernier jour
J'aime particulièrement les neuf premiers vers. La manque de fluidité introduit par les hiatus est loin d'être déplaisant
.
Re: A l'aube du dernier jour
Etrange. L'image est forte. L'inspiration se mêle à la foi. Pourtant, je ressens quelque chose, comme un manque de conviction religieuse derrière ces vers, comme si tu te détachais déjà du christianisme. Et puis, pour l'athée en devenir qui l'écrit, rien de plus équivoque que "Le fils de l'homme". Comme quoi, c'était peut-être un peu prémonitoire!
Mais c'est touchant de lire quelque chose qui date d'aussi longtemps; on renoue un peu avec le jeune Gotch, celui, finalement, qui n'était guère plus âgé que nous.
Mais c'est touchant de lire quelque chose qui date d'aussi longtemps; on renoue un peu avec le jeune Gotch, celui, finalement, qui n'était guère plus âgé que nous.
Re: A l'aube du dernier jour
Bonjour.
Eh oui, j'avais 17 ou 18 ans, pas plus, quand j'ai écrit ces quelques vers. J'aurai 60 ans dans quelques jours. C'est la première fois que je les tape sur un clavier, l'original est manuscrit, je l'ai encore à côté de moi. Ce poème, je l'ai ensuite transcrit en diaporama, à 22 ans. J'ai utilisé de vieilles souches mortes, des branches d'arbres morts qui étaient cassées bizarrement, etc.... J'utilisais quelque chose qui était déjà rare à l'époque et qui n'existe plus : des pellicules diapo noir et blanc. Le diaporama entier ne durait que deux minutes et demi, il m'a pris trois mois de tous mes temps de loisir. Ce diaporama doit toujours exister, quand j'ai dû arrêter toute activité photographique pour soigner ma femme je l'ai donné ainsi que toutes mes autres productions au camera photo club niortais.
Eh oui, j'avais 17 ou 18 ans, pas plus, quand j'ai écrit ces quelques vers. J'aurai 60 ans dans quelques jours. C'est la première fois que je les tape sur un clavier, l'original est manuscrit, je l'ai encore à côté de moi. Ce poème, je l'ai ensuite transcrit en diaporama, à 22 ans. J'ai utilisé de vieilles souches mortes, des branches d'arbres morts qui étaient cassées bizarrement, etc.... J'utilisais quelque chose qui était déjà rare à l'époque et qui n'existe plus : des pellicules diapo noir et blanc. Le diaporama entier ne durait que deux minutes et demi, il m'a pris trois mois de tous mes temps de loisir. Ce diaporama doit toujours exister, quand j'ai dû arrêter toute activité photographique pour soigner ma femme je l'ai donné ainsi que toutes mes autres productions au camera photo club niortais.
L'homme est un roseau, mais c'est un roseau dépensant
Par dépit, Pascal ne hante plus les billets de banque
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Re: A l'aube du dernier jour
Ce qui montre que la démarche n'est pas simplement poétique, mais également plastique. Non, elle était bien artistique, donc poétique! Et je pense que le diaporama devait mettre en valeur le texte. Intéressant, comme concept. Y-en a-t-il eu d'autres?




