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    La Peine de mort

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    La peine de mort

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    La Peine de mort

    Message par S. le Ven 29 Fév - 17:44

    La peine de mort dans le monde.



    Pour commencer, voici quelques graphiques :






    • Peine capitale dans le monde




      • Bleu: Supprimée pour tous les crimes
      • Vert: Supprimée sauf pour les crimes commis dans des circonstances exceptionnelles (ex: temps de guerre)
      • Orange: Supprimée en pratique
      • Rouge: Peine légale




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    Re: La Peine de mort

    Message par S. le Ven 29 Fév - 17:48

    Histoire (d'après Wikipédia)


    La peine de mort implique un crime commis par le condamné. Dans les sociétés primitives, la condamnation était réalisée par les victimes, lors d'un acte de vengeance. Pour éviter les cycles sans fin de vengeance, a été instauré le principe de la loi du Talion, qui implique une réciprocité entre le crime commis et la peine. C'est ainsi qu'est énoncé la formule « œil pour œil, dent pour dent, vie pour vie ». Cette réciprocité n'a pas été appliquée dans toutes les civilisations, où a persisté durant un certain temps la vendetta.

    Grèce antique


    Avec le temps, l'application de la loi du Talion, qui était alors du ressort de la victime ou de sa famille, est revenue au main du'un pouvoir judicieur, seul habilité à condamner un criminel. C'est dans ces sociétés et notamment en Grèce, que des réflexions sur le rôle de la peine de mort sont apparues. Protagoras critiquait le principe de vengeance, car irréversible. Ainsi si la peine de mort devait être infligée par la société, c'est uniquement pour protéger cette dernière contre le criminel ou encore dans un but dissuasif. Platon pour sa part, voit dans la peine de mort un moyen de purification (note de Dorva : ambiguité gênante. Cette purification s'adresse t-elle à la personne ou à la cité ? Je penche fortement pour cette dernière, mais ça demande confirmation. Pour les meurtrier, il considère que l'acte d'homicide n'est pas naturel, et n'est pas pleinement consentie par le criminel. C'est donc uen pathologie de l'âme, qu'il faut rééduquer, et en dernier ressort, condamner à mort, si aucune "rédemption" (note : l'anachronisme est volontaire) n'est possible. Pour Aristote, le citoyen est responsable de ses actes. par conséquent, la justice doit rétablir l'équilibre en annulant un crime le compensant : la peine de mort est donc nécessaire dans le système judiciaire.

    Pour en savoir plus sur l'histoire de la peine de mort (notamment à Rome, au Moyen-Âge, en France), cliquez ici.


    Dernière édition par S. Dorva le Ven 29 Fév - 17:55, édité 1 fois
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    Re: La Peine de mort

    Message par S. le Ven 29 Fév - 17:49

    Les partisans de la peine de mort



    Leurs arguments


    Les partisans de la peine de mort le sont pour différentes raisons parfois implicites. Citons notamment :

    • la peine capitale est un moyen de dissuasion vis-à-vis des criminels, comme le suggère le résultat d'une étude de Paul R. Zimmerman, qui en utilisant les probabilités a calculé que sur la période allant de 1978 à 1997 aux États-Unis, chaque exécution aurait évité une moyenne de quatorze meurtres[16].
    • la thématique de l’erreur judiciaire ne serait pas réellement pertinente : jusqu’ici la justice américaine n’a jamais reconnu officiellement comme innocent quelqu’un qui aurait été préalablement exécuté[réf. nécessaire].

      • En France, l’écrivain Gilles Perrault a beaucoup exploité la rhétorique de l'erreur judiciaire à travers un livre et un film Le Pullover rouge, œuvres de fiction censées innocenter, par la mise en avant de cet élément vestimentaire troublant, Christian Ranucci, exécuté le 28 juillet 1976 pour l’enlèvement et le meurtre d’une fillette. Mais le montage cinématographique ne résiste pas aux faits :

        • Ranucci a conduit lui-même les enquêteurs sur les lieux où il avait enterré l’arme du crime ;
        • Un pantalon maculé de sang (du même groupe que sa victime) et un
          cheveu semblable à celui de sa victime ont été retrouvés dans sa
          Peugeot.




    • le problème de l’erreur judiciaire n’est pas celui de la nature de la peine, il est celui de la preuve. La justice est une institution
      humaine et par conséquent faillible. L’existence d’erreurs judiciaires est donc inéluctable. Or, leur gravité peut être considérable et pas seulement dans le cas de la peine de mort : priver un homme de liberté lorsqu’il est innocent peut le conduire au suicide. C’est ainsi que l’un des accusés innocents de l'affaire d'Outreau mit fin à ses jours. Le journaliste Jean Yves Le Gallou se posait alors la question « Faut-il pour autant supprimer toute forme de détention préventive ? »
    • la peine capitale est une sanction adéquate dans les sociétés où le degré de responsabilisation individuelle est des plus élevés. Selon cet argument, chacun est responsable de ses actes et peut le payer au prix fort ;
    • la peine de mort est un cas de légitime défense par subrogation. La société subroge la victime qui n’a pas eu la possibilité d’utiliser son droit à la légitime défense.
    • l’exécution des meurtriers procure aux familles, aux amis de la victime la satisfaction de ne pas voir l’assassin de leur proche
      continuer à vivre (vengeance).
    • la peine capitale garantit que des criminels dangereux ne seront jamais libérés et de nouveau en situation de récidiver. En effet, dans de nombreux pays, les peines de prison à vie (perpétuité) ne le sont pas et les condamnés peuvent être libérés après un certain nombre d’années (exemples : Patrick Henry, Lucien Léger).
    • le criminel a perdu le droit de revendiquer son humanité pour échapper à la peine de mort dans le cas de crimes dits "absolus" (pour des crimes contre l’humanité par exemple). Cependant, cette affirmation est en contradiction avec la déclaration universelle des droits de l'homme. En effet, les droits de l'Homme y sont considérés comme des droits inaliénables et inhérents à toute personne en raison de sa condition humaine, le fait d'établir qu'une personne ne puisse plus revendiquer
      son humanité ne reposerait alors sur aucun fondement juridique, mais sur un fondement philosophique. « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits », ce principe fondamental s'appliquant même aux criminels.
    • une condamnation à mort est souvent moins cruelle qu’une peine de prison prolongée, tout particulièrement sous des conditions qui peuvent être demandées par le public pour des criminels odieux (cela peut être conçu comme un contre argument, car un partisan de la peine est censé être demandeur de la sanction la plus sévère).
    • la peine capitale est un moyen économique de se débarrasser de criminels dangereux, dont le maintien en détention est coûteux (nourriture, logement, frais des conditions de détention) et risqué (ils ne craignent rien à tenter de s’évader ou à commettre d’autres meurtres sur des co-détenus ou les gardiens). Toutefois, l'argument économique connaît certaines limites, notamment dans le cadre des procédures judiciaires qui, en raison de leur durée et de leur complexité, peuvent engendrer des coûts importants. L'exemple de certains États des États-Unis d'Amérique étant le plus probant.[17]
    • dans les régimes démocratiques, il existe des instances d’appels permettant au condamné en première instance de se défendre une seconde (voire une troisième) fois au moyen d’arguments de fonds (preuves) et de forme (violation de ses droits) alors que sa victime supposée n’a eu droit à aucun recours.la peine capitale est tolérée par la Bible (loi du Talion dans les sociétés d’origine judéo-chrétienne) et par le Coran en vertu de la Charia (pour les musulmans).

    Pour Jean-Jacques Rousseau, le contrat social qui établit une société juste a pour objectif de garantir la conservation des contractants et de leur liberté. Pour réaliser cette fin la société peut recourir aux moyens qu’elle juge nécessaires. Le criminel en rompant son pacte vis-à-vis de la société cesse d’en être membre et devient en même temps son ennemi d’où il
    découle que la conservation de l’État nécessite son exécution.
    « D’ailleurs tout malfaiteur attaquant le droit social devient par ses forfaits rebelle et traître à la patrie, il cesse d’en être membre en violant ses lois, et même il lui fait la guerre. Alors la conservation de l’État est incompatible avec la sienne, il faut qu’un des deux périsse, et quand on fait mourir le coupable, c’est moins comme citoyen que comme ennemi. » — Jean-Jacques Rousseau, Du Contrat Social, Livre II, chapitre V, 1762
    Ni Voltaire, Locke, Montesquieu ou même Kant n’objectent à ce principe. La lutte de la plupart des philosophes des Lumières contre les pratiques de leurs temps ne remet pas en cause la peine de mort, mais le plus souvent le déroulement des procès (où, selon eux, règnent la déraison et les passions religieuses) ou certaines pratiques jugées barbares comme la torture. Pour Hegel (Principes de la philosophie du droit, 1821), la peine de mort pour un meurtrier n’est qu’un acte de reconnaissance de l’humanité de ce dernier. En effet, si la justice consiste à agir de façon à ce que nous puissions « universaliser la maxime de notre action » (l’impératif catégorique chez Kant) alors tuer le meurtrier consiste à lui faire honneur, et à lui appliquer le choix de sa propre maxime.

    • En France, le Front national est favorable à la peine de mort pour plusieurs cas : les assassins d’enfants, les pédophiles et les tueurs en série[18]. En 1986, les parlementaires frontistes avaient déposé une demande de rétablissement de la peine de mort. Charles Pasqua et Philippe de Villiers posent également la question d’une révision de la loi sur ce sujet. D’après un sondage réalisé en septembre 2006 par TNS Sofres, 42 % des Français souhaitent le rétablissement de la peine de mort.

    Cependant, les sondages portant sur la peine de mort ne donnent pas les mêmes résultats selon le contexte dans lequel ils ont été réalisés. Une affaire de meurtre, touchant particulièrement l’opinion publique, peut avoir pour conséquence d’augmenter les avis favorables à la peine de mort.


    Dernière édition par S. Dorva le Ven 29 Fév - 17:58, édité 1 fois
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    Re: La Peine de mort

    Message par S. le Ven 29 Fév - 17:49

    Les opposants à la peine de mort

    Article détaillé : Abolition de la peine de mort.

    Beaucoup de personnes à travers l’histoire ont milité pour l’abolition de la peine de mort, en particulier Beccaria et Victor Hugo (« Que dit la loi ? Tu ne tueras pas ! Comment le dit-elle ? En tuant ! » ou encore « Le sang se lave dans les larmes et pas dans le sang »). Ils l’ont fait en général pour des causes humanistes, donnant priorité à la vie humaine, fût-ce celle du criminel, sur les questions d’ordre public, en estimant préférable la peine d’emprisonnement qui était moins courante alors.

    Leurs arguments


    Les arguments des abolitionnistes sont :

    • La mort ne permet aucun retour en arrière, une éventuelle erreur judiciaire ou une injustice dans son application serait donc totalement irréparable - alors qu’une personne emprisonnée à tort peut toujours être sortie de prison et indemnisée. La justice étant humaine, il est impossible de garantir que de telles erreurs ne puissent arriver. On peut citer comme exemple d’erreur judiciaire ayant entraîné la mort d’un innocent la célèbre affaire du courrier de Lyon. On peut citer également le fait qu’aux États-Unis, les condamnations à mort semblent en partie dépendre des disparités raciales et sociales des individus : un noir pauvre accusé de meurtre risquerait davantage la mort qu’un blanc éventuellement plus riche. Aux États-Unis, de nombreux prisonniers dans le couloir de la mort ont été innocentés peu avant leur exécution et des doutes planent toujours sur la culpabilité réelle de personnes exécutées[22]. En Chine, Teng Xingshan a été exécuté pour le meurtre de sa femme en 1989, alors qu’on l’a retrouvée en 2005[23]. De plus, Wang Zhenchuan[24] admet publiquement que « la plupart des erreurs judiciaires en Chine sont la conséquence d’aveux extorqués sous la torture »[25]. Une étude de l'université de Columbia aux États-Unis a démontré que près de 7 condamnations à mort sur 10, prononcées entre 1973 et 1995, ont dû être révisées par les juges à la suite de manquements graves à la loi.[26]
    • La peine de mort est en contradiction avec le principe de rédemption (sans connotation religieuse particulière). On renonce à la possibilité que le criminel puisse changer et s’améliorer, pour pouvoir regretter son action et reprendre une place dans la société. Il y eut dans ce sens aux États-Unis plusieurs débats sur la pertinence de l’exécution de criminels qui, parfois vingt ans après les faits, avaient entièrement changé. Une justice qui applique la peine de mort se situe donc dans une logique de punition et non pas de rééducation. Les justices "modernes" des démocraties (à l’exception notable des États-Unis) ayant tendance à évoluer vers une logique de rééducation des criminels plutôt qu’une logique punitive, il est logique qu’elles abandonnent cette peine.
    • Certains crimes sont commis dans un état passionnel, où l’assassin est incapable de tout raisonnement logique, pensant que
      la mort de sa victime est plus importante que sa propre mort. Le côté rationnel dissuasif de la loi serait alors inefficace.
    • Selon les abolitionnistes, l’application de peine de mort n’aurait pas d’effet dissuasif sur la criminalité[27]. Aux États-Unis, où la peine de mort est appliquée, le nombre de crimes dépasse largement celui d’autres pays où elle ne l’est pas, comme en
      Europe occidentale[28]. Le criminologue Roger Hood, qui a étudié à l'échelle de la planète l'application et les résultats de l'abolition de la peine capitale[29], a conclu qu'aucune augmentation des homicides n'a été observée et qu'aucune recherche n'a prouvé que les exécutions avaient un effet plus dissuasif que les peines de prison à perpétuité[30].
    • Utiliser la mort pour punir un meurtrier reviendrait à « se rabaisser à son niveau » et ne serait pas compatible avec les valeurs
      humaines.
    • Le jugement peut être altéré par des éléments périphériques et contextuels, comme la prestation de l’accusé lors des audiences, son apparence, l’éventuel racisme du juge ou des jurés, la position sociale de l’accusé, la qualité de son avocat… Un jugement devenu injuste à cause d’un ou de plusieurs des éléments cités précédemment aboutissant à la mort de l’accusé est inacceptable.
    • Si l’on admet que la criminalité est en partie la conséquence de la promiscuité et des injustices et frustrations engendrées par la société (ce que l’on appelle les circonstances atténuantes), dès lors, il peut être vu comme injuste que cette même société exécute des criminels pour des fautes dont elle porte au moins une part de responsabilité - ce qui consiste à transférer une part de la responsabilité de l’accusé sur la société.
    • Que l’État montre un mépris pour la vie humaine au point de tuer ses sujets pour l’exemple est contre-productif.
    • Les régimes non démocratiques peuvent utiliser théoriquement le cas échéant la peine capitale comme un moyen légal pour se débarrasser définitivement d’opposants politiques (même si en pratique, ils recourent directement à des exécutions sommaires sans s’encombrer d’arguties juridiques).
    • Selon Amnesty USA, la peine de mort serait plus coûteuse que la perpétuité. Aux USA la peine capitale coûte en moyenne 1,26 million de dollars contre 740 000 dollars pour une condamnation à perpétuité[31].
    • Les seules grandes démocraties appliquant la peine de mort de nos jours sont l’Inde, les États-Unis et le Japon. La critique de la peine de mort est parfois liée à une critique de ces sociétés.
    • Il ne faut en aucun cas confondre justice (reconnaissance du préjudice subi) avec vengeance (volonté de causer un tort). Le premier peut constituer un premier pas vers une guérison de la victime tandis que le second enferme la ou les victimes dans des sentiments négatifs.
    • Le droit international peut également constituer un obstacle. La France faisant partie de l’Union européenne et étant donc soumise au droit communautaire, une réforme visant à rétablir la peine de mort (comme peuvent le promettre des partis politiques) serait difficile voire impossible à mettre en place en raison des textes européens. En 1981, le Parlement européen s’est prononcé pour l'abolition de la peine capitale à une majorité de 143 voix (32 contre, 20 abstentions). Outre ce vote, la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne stipule dans son article 2 que « nul ne peut être condamné à la peine de mort, ni exécuté ».

    Dans Le Dernier Jour d’un condamné (1829), Victor Hugo montre que la peine capitale peut se révéler un crime. Certes elle tue
    avant tout un criminel, mais ce faisant elle tue aussi indirectement sa vieille mère et son épouse malade qui ne peuvent vivre sans son soutien. Le condamné se demande alors ce que deviendra sa fille (l'effet d'une condamnation à perpétuité n'est pas évoqué par l'auteur).

    Lutte contre la peine de mort


    Aujourd’hui de nombreuses associations ou organisations internationales luttent contre la peine de mort dans le monde. On peut citer notamment la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), Amnesty International, Ensemble contre la peine de mort (ECPM), ou encore l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) Suivant les pays, les abolitionnistes attaquent la peine de mort différemment. Alors qu’en Europe c’est principalement pour des raisons morales que la peine capitale a été abolie, aux États-Unis, les abolitionnistes préfèrent attaquer la peine de mort sur son principal point faible, les erreurs judiciaires. La raison en est qu’une large majorité de la population américaine (entre 66 et 80 % selon les époques) ne voit pas d’inconvénient moral à la peine de mort.


    Dernière édition par S. Dorva le Ven 29 Fév - 18:16, édité 1 fois
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    Re: La Peine de mort

    Message par S. le Ven 29 Fév - 17:53

    J'ai préféré ouvrir ce débat par une reprise d'un article de l'encyclopédie libre, afin que les personnes voulant débattre puissent s'informer et se renseigner avant d'ecrire, et surtout, puisse poser leur argument sur des exemples de pensées concrets qui parleront à tous. Wink
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    Re: La Peine de mort

    Message par 19micky60 le Ven 29 Fév - 18:02

    Je trouve la peine de mort barbare malgré le crime commis personne sur cette terre n'a droit de prendre la vie de quelqu'un d'autre et ceux qui la prenne (criminel) doivent vivre et non mourir par la peine de mort pour que celui -ci puisse vivre avec ça sur sa conscience durant toute son existence
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    Re: La Peine de mort

    Message par Blabla magique le Ven 29 Fév - 18:20

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    Re: La Peine de mort

    Message par 19micky60 le Ven 29 Fév - 18:33

    Les soldats c'est pas pareils ils ont reçu l'ordres de le faire et il s ne tue pas d'innocentes victimes seulement ceux qui le mérite.

    Et l'avortements c'est un être qui es pas au monde encore et parfois non désirés et conçu dans la violence voir la drogue l'inceste ect....

    Et les criminels qui regrettent pas finiront toujours par un jour a le regretter


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    Re: La Peine de mort

    Message par Blabla magique le Ven 29 Fév - 19:06

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    Re: La Peine de mort

    Message par 19micky60 le Sam 1 Mar - 3:12

    Les SS pour ma part ne fait partie de la race humaine et mon oncle a servis sous les ordres de Hitler il en es pas pour autant un monstre il n'a fait que son devoir de compatriote,si toi tu devais allé a la guerre et que tu serais devant un homme ou voir un ado armé et qui va te tiré dessus que feras tu? vas tu essayer de lui chanté ton baratin de non violence ,,,,pas sûr qu'il attendra la fin de ton élocution,il aura tôt fais de te descendre .

    Et si tu es une femme et tu te fais agresser par un membre de ta famille vas tu gardé le bébé et demandé a ton abuseur de payer les dépenses ?

    Pour les criminels qui ont pas de pardons sans doute as tu raisons mais Toi as tu le droit de tuer un être humain?

    Pour moi le débats es clos !! :twisted:
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    Re: La Peine de mort

    Message par S. le Sam 1 Mar - 3:24

    Par pitié, ne dérivons pas sur deux autres sujets à la fois ! J'ouvre un sujet pour l'avortement, et un pour la militarisation.. Mais en attendant, n'oublions pas que le sujet est la peine de mort, qui encore sévit dans de nombreux pays. Est-elle juste ? justifiée ? Comme Kant le défend, n'est ce pas " universaliser la maxime de l'action " et faire honneur au meurtrier ? Face à la pérpétuitée, la prison à vie, n'est-ce pas au final une voie moins cruelle, et par conséquent, un pardon offert aux criminels ? La peine de mort peut-elle être un choix proposé aux condamnées à vie, qui n'ont pas d'espoir de recouvrer la liberté ?
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    Re: La Peine de mort

    Message par Senda le Ven 7 Mar - 23:20

    l'argument de la puissance dissuasive de la peine de mort est tout à fait bancal; en effet, beaucoup de meurtres ou de crimes sont commis sur le coup d'une impulsion, d'une passion ou d'un instant de démence. Dans ce cas, la théorie de l'épée de damoclès ne fonctionne absolument pas. C'est applicable seulement pour les meutres prémédités et avec des tueurs sans aucun problème psychologique (allez me trouver ça tiens...)
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    Re: La Peine de mort

    Message par Dream le Sam 8 Mar - 0:02

    En ce qui concerne la peine de mort... Je n'ai jamais été pour du tout. Car tout le monde à le droit à une seconde chance pour moi. Et c'est ma façon de penser depuis un bon bout de temps, que je regrade ce qui se passe autour de moi.

    Même les pires des ordures méritent une seconde chance, à moins qu'elle soit allé jusqu'a crime contre l'humanité. (merci tontont Nazie) Bref. Chacun comme disent les personnes qui ont posté avant moi on leur impulsion ou leur crise de démence. Et souvent on fait un meurtre ou un acte grave, je dirais car on y est forcé, si on l'a choisie... (assassin, bandit, psyvhopate) je ne peux qu'approuver la peine de mort pour des personnes plus ou moins saine d'esprit qui savaient parfaitement ce qu'elle faisaient. Mais pour la plupart je dirais non à la peine de mort, notamment en CHine, ou recemment encore il y avait polémique : Pourquoi aller faire les J.O à Bayjin (Pékin) la ou les sportifs de haut niveau eux-mêmes se font arrêter et éxécuter.

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    Re: La Peine de mort

    Message par Senda le Sam 8 Mar - 0:09

    je ne peux qu'approuver la peine de mort pour des personnes plus ou moins saine d'esprit qui savaient parfaitement ce qu'elle faisaient]

    la question est alors comment déterminer qu'une personne savait parfaitement et consciemment ce qu'elle faisait ? c'est un des problèmes de la justice actuelle, beaucoup invoquent la démence et s'en sortent avec des peines allégées en hopital psychatrique...
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    Re: La Peine de mort

    Message par Dream le Sam 8 Mar - 1:10

    Oui, mais la je pensais en loccurence, aux dictateurs, démaguogue, sérial killer, psychopate, violeur en série, et... j'en ai oublier je crois?

    Mais pour d'autre en fait, je pensais notamment a des histoires de couples, ou même récement : Un père élevant seul sa fille, lui paye le meilleur institut de la région, et comme il se retrouve à la rue, car virer de son trvail,. Merci les Multi-nationales. Et donc le père se retrouve a voler de l'argent dans une banque, avec un jouet en plastique comme revolver. Et la je me demande: il mérite la prison oui car il aurait pu commettre un vrai meurtre et blesser quelqu'un si il s'était procurer une véritable arme. Mais en même temps, c'est une personne contre qui le "destin" si l'on peut dire s'est acharné.
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    Re: La Peine de mort

    Message par Baptiste le Sam 8 Mar - 2:01

    Arf S, l'argument Kantien est vraiment habile.

    Quand à tuer sous les ordres, ce n'est pas uniquement sous les ordres que nous agissons: Eichman, l'homme ayant mis en place la solution finale juive, utilise aussi cet argument des ordres lors de ses multiples procés, mais cela ne semble pas crédible.
    Hannah Arendt démontrera qu'il y a trois facteurs a réunir pour perpetrer ces actes meurtriers: une banalité du mal, une légalisation du mal, la négation de l'individu.
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    Re: La Peine de mort

    Message par Senda le Sam 8 Mar - 13:15

    Dream, c'est sûr que l'action de l'environnement social prédétermine plus ou moins certaines personnes à commettre des délits néanmoins on revient au principe du libre arbitre, chacun à le choix. En outre, si à chaque fois on donne l'excuse "c'est pas sa faute, c'est la société" on entre dans un cercle vicieux et surtout dans un refus de responsabilisation : la société n'est pas une machine étrange et mystérieuse, c'est nous.
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    Re: La Peine de mort

    Message par Neptune le Dim 1 Juin - 11:21

    Je me permets de citer C. Beccaria :

    La rigueur du châtiment fait moins d'effet sur l'esprit humain que la durée de la peine, parce que notre sensibilité est plus aisément et plus constamment affectée par une impression légère mais fréquente, que par une secousse violente mais passagère. Tout être sensible est soumis à l'empire de l'habitude ; et comme c'est elle qui apprend à l'homme à parler, à marcher, à satisfaire à ses besoins, c'est elle aussi qui grave dans le coeur de l'homme les idées de la morale par des impressions répétées.
    Le spectacle affreux, mais momentané, de la mort d'un scélérat est pour le crime un frein moins puissant que le long et continuel exemple d'un homme privé de sa liberté, devenu en quelque sorte une bête de somme ; et réparant par des travaux pénibles le dommage qu'il a fait à la société. Ce retour fréquent du spectateur sur lui-même : "Si je commettais un crime, je serais réduit toute ma vie à cette misérable
    condition", cette idée terrible épouvante plus fortement les esprits que la crainte de la mort, qu'on ne voit qu'un instant dans un obscur
    lointain qui en affaiblit l'horreur.
    L'impression que produit la vue des supplices ne peut résister à l'action du temps et des passions, qui effacent bientôt de la mémoire des hommes les choses les plus essentielles.



    Césare Beccaria, Des délits et des peines (1764), "de l'inutilité de la peine de mort"
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    Re: La Peine de mort

    Message par Ouroboros le Sam 29 Nov - 21:21

    Je reprend le débat un peu tard, mais au moment où il a été "clos", je n'étais pas encore sur ce forum. J'en profite pour remercier S. des informations proposées au début du sujet.

    Vous abordez beaucoup la peine de mort du point de vue de l'individu exécute, vous posant la question de savoir s'il mérite ou non de mourir après les actes qu'il a commis. C'est certes intéressant, et nécessaire, mais on peut aussi se poser la question de savoir si, ses crimes méritant une peine extrêmement importante, la société peut se permettre de conserver en son sein un tel individu, même en le mettant à l'écart.

    Concernant la question de savoir s'il mérite ou non de mourir, la question est assez complexe, et je ne saurais trancher (bon d'accord, mauvais jeu de mots). Je me permettrais tout de même de dire que certains crimes me paraissent impardonnables, et qu'un individu sain d'esprit ne peut pas mériter de continuer à vivre après les avoir commis en toute connaissance de cause (les crimes contre l'humanité, par exemple).
    Concernant les crimes passionnels évoqués précédemment, ils sont commis sous le coup d'une très forte émotion, et on ne pourrait pas raisonnablement dire qu'ils ont été commis en toute connaissance de cause. Ils sont le tragique fruit d'un égarement passager, non celui d'une volonté longuement réfléchie et mûrie, et ne peuvent donc pas êtres punis au même niveau. Ils doivent cependant être punis avec la rigueur qui s'impose, car ils n'en restent pas moins des crimes.

    Vient aussi, à mon sens, la question de savoir si la société doit garder en vie des individus qui se sont eux-mêmes mis hors de la société, en en bravant les règles les plus strictes (on pardonne plus facilement à un voleur à la sauvette, qu'à un tortionnaire-violeur-pédophile). Ils se sont écartés de la société, on peut donc considérer qu'ils n'en font plus partie. La société doit se protéger contre toute agression extérieure, et dispose dans ce cas de deux choix : soit elle laisse l'individu vivant, en l'emprisonnant pour une longue durée, l'écartant ainsi et avec lui le danger qu'il représente, soit elle le supprime, considérant qu'il s'est lui-même écarté d'elle, et qu'il lui est perdue, et supprime le danger qu'il représente.

    La réponse la plus évidente sera sûrement "mais qu'on le supprime ou qu'on l'écarte, on se débarrasse du danger qu'il représente, non ?".
    Certes, on écarte de nous le danger qu'il incarne, mais s'il a décidé de s'écarter de nous, pourquoi le forcer à rester dans notre société, qu'il a en quelques sortes reniée, en l'entretenant jusque sa mort aux frais de ceux qu'il a renié ? Pourquoi quelqu'un qui est perdu pour la société devrait rester en son sein ? Il est un criminel abject, il a nié la société à laquelle il appartenait dans le sang et la souillure, au nom de quoi, de qui, devrions-nous l'accepter chez nous ?

    Difficile question. Pour ma part, je suis contre la peine de mort, mais je ne suis pas sûr de m'opposer en bloc à toute tentative de la considérer comme peine capitale française, si tant est qu'elle ne s'applique dans ce cas qu'à certains crimes, particulièrement les meurtres gratuits, la torture, les viols en série.

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    Re: La Peine de mort

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