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    Quand Hollywood tourne en rond

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    Camille
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    Quand Hollywood tourne en rond

    Message par Camille le Ven 8 Mai - 13:24

    On s'en doutait depuis quelques temps, et "la crise " n'est pas à mettre en cause, ni la grève des scénaristes et autres bouleversements people: Hollywood est en panne, mais en grosse panne d'inspiration, de souffle, d'originalité - et par conséquent, tous ceux qui veulent faire du hollywoord en ressentent les effets (Mutants, par exemple...).
    Qu'est-ce que ça donne? comment ça se manifeste? depuis quand?
    Je dirais que ça a commencé fin 90 et au début des années 2000: on change de Président, il y a le nouveau spectre du terrorisme, les peurs écologiques, économiques du XXIème siècle, et puis c'est la fin des grandes séries qui avaient commencé au début de la décennie, dans une asphyxie presque pathétique (les Jurassic Park, l'Arme Fatale,....). On s'est lancé dans les suites baveuses (Matrix), à rallonge ( vivement Saw VI et Saw VII) les préquelles (Star wars, et maintenant Star Strek), et on a commencé à ressortir des tiroirs les sujets potentiellement adaptables et bankables - les moyens le permettant alors: Le Seigneur des Anneaux a sorti son épingle du jeu, mais a ouvert la voie à une mode du fantastique et de la fantasy, de préférence quand ça existait déjà sous un autre forme qui avait marché: Harry Potter, le premier; puis on s'est dit que la formule fonctionnait bien et on a décidé de poursuivre les adaptations en appliquant la recette miracle (Narnia, A la croisée des mondes), allant jusqu'à faire du sous-genre en inventant des histoires dans la lignée ces résussites, mais sans profondeur: Térabitha, Spiderwick et autres ressuçage commercial.
    Evidemment, ça ne concerne pas que le genre pour enfants ou adolescents attardés: le Da Vinci Code (alors que sorte bientôt Anges et démons...) témoigne du filon d'or, comme les bouquins de K. Dick (Minority report, Paychek, Next...), comme Je suis une légende, quitte à prendre d'énormes libertés avec le récit. Mais là n'est pas la question.
    Il en va de même pour les comics qui, tout autant sinon plus que les livres, ont été de véritables mines d'or pour les producteurs; inutile d'en faire la liste, qu'on le veuille ou non, on en a tous au moins vu un; c'est sûr, c'est parfois bien fait et réussi. Mais de là à vouloir adapter des héros impropables ou absolument pas crédibles (genre Thor...).... Tant que ça marche, on joue... tant que le public suit. "Il ne faut pas prendre les gens pour des cons...."
    Parallèlement, il y a eu le puisage dans ce que la littérature a pu produire de plus superficiel, les arguments de jeu vidéo: Resident Evil a ouvert la brèche, Doom, Silent Hill... tout ce qu'on peut en dire, c'est que ce n'est pas forcément brillant.
    L'adaptation de séries tv marche bien, aussi: Starsky et Hutch, Drôles de dames, Sex and the City... -ils n'ont pas pensé au Gendarme de Saint Tropez, c'est déjà ça. En revanche, le remake à l'américaine (type les Visiteurs et bientôt Bienvenue chez les ch'tis) paraît, sans vraiment comprendre que ça ne marchera pas, une sorte de moyen de s'approprier la lueur d'originalité de l'étranger.
    Enfin, et là, c'est dans ce nid que les studios investissent quand ils se sentent en faiblesse: ressortir une licence, la rajeunir et en offrir une autre version (Batman, Superman, Terminator, bientôt...); voire carrément le remake: là encore, la liste est longue, et peut parfois donner lieu à une nouvelle vision pas trop mauvaise d'une licence (le pauvre Romero en a payé les frais à plusieurs reprises, mais les zombies de Snyder ont le mérite d'être d'un autre genre, ouvrant sur les 28 jours plus tard et... autres Mutants - hum!).
    Alors, les remake... vague sujet (d'ailleurs, si Dorva pensait un jour à éditer sur le forum le médiocre dossier que je lui ai consacré l'année dernière!), il y a évidemment du bon et du moins bon: le King Kong de Peter Jackson a cette qualité d'être plus long et plus dense que l'original (de plus du double du temps); il a voulu en quelque sorte nous servir un Seigneur des Anneaux monstrueux mais qui n'en respecte pas moins fidèlement l'original - autant que faire se peut. Donc ne voyez là aucun mépris pour le remake en soi.
    Mais - et c'est le sujet de mon coup de gueule désespéré - je viens d'apprendre que, non contents de récupérer les vielles franchises et les films à succès (genre tous les films d'horreur des années 70-80, s'imaginant remplacer utilement les ambiances glauques par une débauche de boucherie afin de mieux assurer les recettes!... pensons au délire renouvelé des Body Snatchers qui, remake sur remake, sont tous plus ridicules les uns que les autres), question de tabler sur des valeurs sûres, ils ont décidé de ressortir du placard tous les films des années 80, de les dépoussiérer et d'en donner une version neuve, en espérant faire oublier les originaux - ou rebondir dessus en jouant la carte de la nostalgie.
    Hollywood tourne en rond - plus seulement: Hollywood est réactionnaire, régresse (ça, on l'avait déjà remarqué dans le comique): alors voici les quelques projets de retour (la plupart pour 2010):
    - Conan le Barbare (ma foi, je veux bien voir ce que ça pourrait donner, le kitsh en moins);
    - Qui veut la peau de Roger rabbit ? (Zemeckis reprendrait la réalisation, au moins - mais dans le contexte actuel, même en 3D, quelle absurdité!);
    - Fame est déjà dans les startings pour la rentrée prochaine ( Shame, plutôt);
    - Karaté Kid (et c'est le fils de Will Smith qui reprend le rôle principal - encore un futut sauveur de l'huamnité comme son père, tiens...);
    - la bonne nouvelle sera encore Ghostbuster: Harold Ramis a réussi à convaincre Bill Muray et Dan Akroyd de repartir à la chasse aux fantômes; espérons que leur âge leur permettra encore d'être crédible.
    - Robocop - rien à dire, pas d'intérêt à refaire de remake.
    - A la recherche du diamant vert.
    - Dune (tu vois, Dorva, notre conversation était prémonitoire). Là, il faudra trouver un réalisateur de la trempe de Lynch (mais j'ai comme le pressentiment qu'ils seraient du genre à le confier à Snyder!);
    - L'Histoire sans fin (sans commentaire...);
    - Total Recall (décidemment, ils ont quelque chose contre Verhoeven - déjà qu'ils ont massacré Starship Troopers dans deux suites immondes).
    - Et les Griffes de la Nuit... pour clore la série sur une autre rangée de griffes.
    Et il paraitrait, comble de la connerie et du manque d'idée, que certains tablent sur des remake de Men in black et Lara Croft (je pense d'avantage pour ma part à des suites, mais sans forcément le duo Smith-Lee Jones ni Angie).
    C'est triste; évidemment, on peut se consoler en disant que ça sera toujours intéressant de comparer, mais il n'est pas sûr que les effets spéciaux soient suffisants pour nous cacher cette forfaiture purement économique. Et tout cet argent investit alors qu'il y a, je l'espère, des cinéastes avec des idées originales sous le coude. C'est du gachis. Si Hollywwod entreprend une politique protectionniste et régressive, d'où viendra le renouveau du cinéma à grand spectacle - métamorphosé peut-être par une touche d'auteurisme?
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    S.
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    Re: Quand Hollywood tourne en rond

    Message par S. le Ven 8 Mai - 14:17

    D'un point de vue historique, il faut tout de même prendre en compte que hollywood est une usine à remake. Ce n'est pas aujourd'hui qu'un manque de souffle qui pousse hollywood aux remake, mais une tradition. La période très fast des remake, c'est la période classique hollywoodienne, le vrai hollywood, l'usine à rêve que l'on connaît. Les réalisateurs font des remake de leurs propres films, les studios cherchent une formule qui marche, et la reproduise jusqu'à ce qu'elle s'essoufle. Les studios concurrents reprennent les films des autres franchises qui ont marchées pour à leur tour faire des remake.


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    Re: Quand Hollywood tourne en rond

    Message par Invité le Sam 9 Mai - 0:48

    Sans oublier Footloose. x)
    La Littérature est une réécriture permanente, ça ne me gêne pas que le Cinéma soit une repellicule (j'ai pas trouvé mieux) permanente. Mais en ce moment, que ce soit l'un ou l'autre, le vide est de même importance je pense. Grand problème de notre époque.

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    Re: Quand Hollywood tourne en rond

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