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    Mutants - David Morley

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    Mutants - David Morley

    Message par S. le Mar 5 Mai - 15:25

    Histoire :
    Dans un monde où un terrible virus a contaminé la population, un couple en fuite tente de trouver une zone où se réfugier. Pris au piège par des créatures sanguinaires, Marco et Sonia vont devoir lutter pour leur survie...


    Avec Hélène de Fougerolles, Francis Renaud.

    Je déconseille. Je reposterai mon avis dans quelques temps, histoire de ne blesser personne Wink.


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    Re: Mutants - David Morley

    Message par brainwashed le Mar 5 Mai - 19:07

    La Minute (haem) disait il y a quelques mois que pour un film français, il était pas si mauvais.
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    Re: Mutants - David Morley

    Message par Khärynn le Mar 5 Mai - 21:27

    Dorva avait écrit une super critique qui montrait très bien ce qui n'allait pas. Le monteur l'aurait jugé trop blessante, et Dorvichou l'a retirée (mais a dû la garder dans un coin).

    Et la Minute n'est pas parole d'évangile. Et Dorva n'est pas Dieu (pas encore).
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    Re: Mutants - David Morley

    Message par Camille le Mar 5 Mai - 22:34

    C'est par flemme d'accorder plus de temps à une critique de ce film que je recopie ce que j'ai écris à une amie qui, je l'espère, aura la bonne intutition de ne pas aller le voir :
    "Très mauvais. Heureusement qu'on avait rien payé.
    Son trop fort, une sorte de pulsation stressante durant une bonne heure, une histoire bancale accumulant les clichés et dont le scénario relève d'une manière primaire de faire des films; un assemblage grossier et revendiqué de références sans subtilités (Shining et une apparence pour les zombies d'orcs version LOTR à l'arrache), un mélange de films de genre qui ont marché (28 jours et semaines plus tard, la Mouche) mais dont, visiblement, le réalisateur n'a pas su extraire la quintessence. Et c'est dans ce sens que c'est un film d'horreur: une horreur. Plate ; vaguement efficace, parfois, mais qui ne cherche pas les effets subtils et inédits; une musique lourde et pesante, (avec la fameuse ruade des zombies en caméra portée épileptique sur fond de metal barbare) classique (à la fin, la grande envolée de cordes et de choeurs pour montrer que c'est le "happy end") et sans originalité ( ça, c'est à peu près tout le temps: " bom, bom, bom, zom, zom, zom, frrrrr"). Et les dialogues, alors ça, c'est sûr, on est en France: "Enculéééééés!" "Pétasse, tu vas les filer, tes putains de clé où je t'explose ta gueule? " Putain!" et j'en passe... Je pense honnêtement que le lieu n'a pas été assez exploité - ce sanatorim est suffisamment impressionnant pour ne pas donner la simple illusion d'avoir été tourné en studio; par contre, très beaux paysages de montagnes sous la neige: la montagne, ça vous garrrrrghhhh...... gneu! ( dégoulinement de trachées arrachés dans une grosse giclure d'hémoglobine).
    Mais bon dieu! qu'est allée faire Hélènes de Fougerolles, si mignonne, dans ce film - si enlaidie? avait-elle tant besoin d'argent? Alors, oui, les maquillages sont pas mauvais, mais les personnages sont caricaturaux; la violence vire parfois au mauvais second degrés - c'en est presque risible. Alors, c'est sûr, j'imagine que si on ne connait rien au genre, on trouvera ça bien, potable: sauf que c'est du copiage maladroit, assumé sans aucune honte (comme si prendre ce qui plait ici et là, et le mettre vulgairement bout à bout en assurant que ça va plaire, était la formule bankable!) et juste assez pensé pour donner lieu à une construction basique.
    Morne vivante.
    C'est du X-men en nul.
    Du film de zombie dont les vrais zombies étaient derrière la caméra, bien cachés pour qu'on puisse pas leur taper dessus après. Premier film, premier long, certes, mais prions pour qu'il n'y ai pas de suite! La France ne se remettrait pas d'avoir enfanté un ersatz pourri de 28 semaines plus tard.

    L'équipe est revenue après la fin du film, et la salle les a moyennent accueillis: "Des question? non? bon..." " si vous voulez discuter avec nous après, on vous attend à la sortie" " mais oui, Hélène, on va venir..."
    Pas nous. On n'a pas envie de vomir, en sortant de ce film. Juste de pleurer. De honte ou de pitié.
    mention spécial au super commentaire de l'acteur qu'on oubliera vite (Adidas ou quelque chose dans le genre): c"'est super, bien le film, content, gnia".
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    Camille
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    Re: Mutants - David Morley

    Message par Camille le Mar 5 Mai - 22:36

    Les fautes ne sont pas délibérées mais la critique est à l'image du film, brouillone.
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    Re: Mutants - David Morley

    Message par S. le Jeu 7 Mai - 20:00

    Khärynn a écrit:Dorva avait écrit une super critique qui montrait très bien ce qui n'allait pas. Le monteur l'aurait jugé trop blessante, et Dorvichou l'a retirée (mais a dû la garder dans un coin).

    Et la Minute n'est pas parole d'évangile. Et Dorva n'est pas Dieu (pas encore).

    Je suis trop bon.
    Une très bonne critique sur Positif, de Philippe Rouyet qui met en perspective (ou dans le même sac, à voir...) Humains et Mutants, ces deux films montrent la volonté " de développer un vrai cinéma d'horreur en France " mais échouent à être de bons films, pour des raisons différentes. Je vous conseille sincèrement de lire ce numéro (Mai 2009) de cette excellente revue.


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    Re: Mutants - David Morley

    Message par S. le Dim 24 Mai - 0:20

    Quand le film s'est terminé, c'était pour moi un immense soulagement. Par de nombreux aspects, le film est insoutenable, ce qui peut parfois être une qualité pour ces films de genre, mais qui n'est ici que pénible.
    La première séquence était pourtant prometteuse. Malgré quelques actions qui par un malheureux hasard ressemblent de loin à quelques de Humains. Et ça, ça fait très peur.

    Spoiler:
    La femme qui arrive sur la route et se fait " exploser " - le terme semble adequat

    Le traitement sonore est immédiatement oppressant, ce qui fait vite oublier le texte introductif tellement banal et limité qu'onle sent mal - même si on demande pas à un texte introductif de ressembler à des phrases proustiennes, un peu de style, un peu de je ne sais quoi qui met dans le bain, c'est plaisant.
    L'environnement neigeux peut sembler original pour un film d'infectés, mais merci Carpenter. De plus, précisons que " différent " n'induit pas une nécessaire originalité, et c'est le point le plus négatif du film selon moi. Je ne m'évertuerai pas à cracher mon venin sur les acteurs comme sur quelques autres forums, mais j'insisterai particulièrement sur ce manque d'originalité.
    Le film n'apporte rien au genre, si ce n'est la confirmation que les Français ne sont pas très doués dans ce domaine, et que pour pallier ce grief, ils ressortent des recettes bien établies qui ont fait leurs preuves. L'on assiste parfois à un véritable mixage des deux chefs d'oeuvre que sont La Mouche et 28 semaines plus tard. Avec quelques autres séquences faisant référence de manière consciente ou non, à The Shining, et quelques autres. Il est certes primordial pour un cinéaste de savoir ce qui s'est fait avant, mais c'est essentiellement pour ne pas reproduire les mêmes films. Mutants va devoir chercher un public. Si celui-ci est exigeant, les deux ne se retrouveront malheureusement pas, car le cinéma et le genre n'ont pas besoin de Mutants qui sans apporter quoi que ce soit de nouveau, ne fait que polluer le paysage cinématographique.
    Je n'ai pas aimé la réalisation et le montage. Goûts personnels, je ne m'étendrais pas, seulement au bout d'un quart d'heure, le son et l'image étaient si insupportables que j'ai eu un sacré mal de crâne. Tant que je parle du son, quel dommage qu'on ait du supporter une musique redondante, sans grand intérêt, qui au contraire desservait parfois même l'image en la vidant de l'émotion qu'elle pouvait susciter. La relation entre les deux personnages souffre de l'austérité ambiante et nous empêche de véritablement nous attacher. Conséquence, les passages pseudo-émouvant m'ont laissés de marbre. J'ai pourtant assez bien ri - mauvais signe - quand les infectés crachaient des litres et des litres et encore des litres de sang, ou que Madame On-ne-sait-pas-ce-qu'elle-fout-là se fait déchirer en morceau. C'était la fin du film, on comprend que pas mal de spectateurs un peu agacés, ou simplement fatigués du film, ont lâchés un peu leurs nerfs.
    Rapidement sinon sur le montage, j'ai souvenir d'une composition de plan vraiment affreuse, quand les zombies courent de droite à gauche, que la caméra est en plan fixe dans un couloir et qu'on observe leur course perpendiculairement. On a deux fois un plan sur ce même axe, et vraiment, c'est deux fois trop. La démarche des infectés est suffisamment ridicule, la course-poursuite appuyée par le montage est grossière. Ça sent le " premier gros film ", c'est tout-à-fait normal, et personne ne jettera de pierres à David Morley pour ça .
    Il n'y a quasiment aucune suggération. Si ce n'est pour le twist final très prévisible. On a l'habitude de ces films bon sang... Les fanas de films d'épouvante, gore, science-fiction, zombies, en bouffent tous les matins au p'tit déj. Voir un film qui ne cherche pas à aller plus loin, mais qui au contraire tient à s'assurer un certain confort en marchant -avouons-le une bonne fois pour toute - sur les plates-bandes d'autres films américains, ça fait chier, voilà. Quel dommage. Cette absence de prise de risque rend finalement ces Mutants bien sages. Et ce n'est pas la faiblesse du scénario qui rend les séquences moins ridicules. Certes les spectateurs connaissent les codes et y sont habitués. Mais le cinéma est une dynamique qui a besoin de renouveau, à s'amuser dans un vase clos, on satisfait certes les exigences commerciales, les spectateurs peu exigeants, mais on ne participe pas à l'évolution artistique, et donc culturelle, de l'humanité. Mais voilà que je m'enflamme dans un discours pseudo-philosophique et moraliste... Alors David, quelle sera votre rime ?


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    Re: Mutants - David Morley

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