ouest-france.fr a écrit:La sonde Phoenix doit se poser dans la nuit de dimanche à lundi, à 1 h 38 exactement, dans la zone arctique martienne.
La sonde américaine doit se poser cette nuit sur la planète rouge. Elle va étudier la géologie martienne, en quête de vie ou d'un site pour une base habitée.
Neuf mois de voyage. Phoenix a été lancée par la Nasa le 4 août 2007, en Floride, par une fusée Delta 2. 679 millions de kilomètres plus tard, la sonde doit se poser dans la nuit de dimanche à lundi, à 1 h 38, dans la zone arctique martienne.
Vingt minutes d'angoisse. La sonde entrera à 1 h 31 dans la haute atmosphère martienne, avant d'entamer une périlleuse descente de 7 minutes. Seulement 45 % des vaisseaux envoyés vers la planète rouge ont réussi à s'y poser sans dommages. Comme ses « collègues », Phoenix utilisera un bouclier thermique, avant de déployer un parachute supersonique pour ralentir sa vitesse et se poser dans la vaste plaine de Vastistas Borealis. Il faudra encore 15' et 20'' pour que la Nasa soit rassurée. C'est le temps nécessaire au signal radio pour rejoindre la Terre.
350 kg de technologie. 1,52 m de longueur mais 5 m de largeur une fois que ses deux panneaux solaires sont déployés, Phoenix emporte 55 kg d'instruments scientifiques qui endureront des températures allant de - 73 °C à - 33 °C. Parmi eux, un bras articulé capable de creuser d'un mètre dans le sol pour y trouver de la glace. Le vaisseau doit fonctionner pendant trois mois.
Première mission arctique. Les deux robots américains Opportunity et Spirit, qui explorent depuis trois ans la surface de Mars ont atterri sur l'équateur martien. Mais c'est aux pôles que doit essentiellement se trouver l'eau, sous forme de glace. Phoenix est la première mission à atterrir sur ce permafrost (terrain gelé en profondeur) qui pourrait représenter un quart de la surface de la planète.
À la recherche de vie passée. La sonde doit analyser en détail la nature du permafrost martien, et notamment chercher les molécules de carbone et d'hydrogène essentielles à la vie. Elle est équipée de mini-fours qui chaufferont les échantillons afin de détecter des molécules organiques. Cependant, selon de nombreux spécialistes, les possibilités d'expériences embarquées sont un peu limitées.
Ou d'une future base. Selon Peter Smith, responsable scientifique de l'opération, la mission doit également déterminer si la région est habitable, dans la perspective d'une future base habitée martienne. La présence d'eau gelée à proximité de la surface est, bien entendu, un gros plus.
Une autre mission en 2011. Deux autres missions devraient affiner la recherche de la vie martienne. En 2011, le robot de la mission américaine Mars Science Laboratory arpentera le sol martien. Il est équipé d'un labo beaucoup plus complet, mais, malheureusement, ne pourra creuser le sol. Où sera-t-il envoyé ? Dans les régions tropicales de la planète, qui renferment de grosses quantités d'argiles, signe qu'elles ont été recouvertes d'eau liquide.
L'Europe aussi ? La mission la plus prometteuse, totalement dédiée à la recherche de vie martienne est Exo-Mars, un projet de l'Agence spatiale européenne (ESA), avec un robot équipé d'une foreuse, d'un microscope, de détecteurs d'acides animés... Exo-Mars pourrait atteindre la planète vers 2015, si l'ESA donne son feu vert définitif au projet. La décision doit être prise fin 2008.
Philippe RICHARD.
Navré pour le copié collé, mais l'information était trop importante pour le monde scientifique pour que je l'évite pour des causes éthiques








